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11 septembre: Deux décennies, une guerre contre le terrorisme



Le Journal Politique

20 h 31 | Mis à jour 6 h


L’emploi de terreur, de brutalité inégalée, ainsi que de sauvagerie inhumaine, ayant pour but de faire perdurer des idéologies et politiques religieusement extrémistes: ainsi se définit le terrorisme. Tel sujet fait régulièrement la une de nos jours, particulièrement suite aux événements alarmants ayant eu lieu en Afghanistan, le régime Taliban s’étant approprié le pays, dans lequel ils sèment régulièrement le chaos, causant nombre de décès et émeutes.

Toutefois, il serait impensable, surtout en ce neuvième mois, d’aborder le terrorisme sous un œil politique en oubliant le drame ayant marqué multiples générations: Les attentats du 11 septembre.


Il y a exactement 20 ans déjà, quatre attentats-suicides islamistes furent perpétrés, coûtant la vie à exactement 2977 personnes dans les villes américaines de Manhattan, Arlington et Shanksville. Ayant été revendiqués par les membres du réseau djihadiste Al-Quaïda, commandé par Oussama Ben Laden. Le World Trade Center, ainsi que le Pentagone, furent annihilés durant la catastrophe.


Les conséquences politiques de cet acte terroriste seront abordées au courant de cet article, dédié au vingtième anniversaire de cette épreuve ayant chamboulé le courant de l’histoire moderne.


«La guerre contre le terrorisme»


Suite aux attaques du mardi 11 septembre, George Walker Bush, le 43ème président des États-Unis, vit son mandat prendre une forme nouvelle. Effectivement, il était désormais question de ce qu’il nomma la «la guerre contre le terrorisme», ou encore la «guerre contre la terreur».

Tel que son nom l’indique explicitement, il s’agissait d’une massive campagne militaire ayant pour but de répliquer aux attentats du 11 septembre. Il était donc question d’un renforcement des actions militaires, politiques et policières du gouvernement des États-Unis.

Les opérations mises en place furent notamment soutenues et appuyées par des organisations telles que l’ONU.

La résolution 1373 du septembre 2001 fut entre autres adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, obligeant tous les États membres de l’ONU à mettre en place des mesures anti-terroristes.

Bush vit donc la population américaine approuver ses plans anti-terroristes, le slogan «United We Stand» ne tarda pas à faire sa place au sein du peuple, en tant que citation d’espoir.


Racisme et crimes haineux


Au courant des semaines tendues suivant la période des attentats, une constatation fit faite: il y eut une montée saisissante de harcèlement et de crimes haineux envers les populations orientales. En particulier les Sikhs, leur appartenance ethnique étant apparente.

On parle notamment d’homicide étant survenu en Arizona, et au Texas, où des suprémacistes n’hésitèrent point à assassiner des hommes innocents, manifestant leur haine envers cette minorité raciale, et l’associant directement aux actes terroristes.

Il fut également question de vandalisme de mosquées et sites religieux musulmans.

D’après les statistiques, les crimes haineux envers les populations pratiquant l’Islam grimpèrent de 1600%.

Moustafa Bayoumi, écrivain reconnu, sorti en 2008 le livre «How Does it Feel to Be a Problem? Being Young and Arab in America», dans lequel il relate les déportations massives ainsi que les arrestations d’Américains d’origine arabe, majoritairement organisés par le FBI.



Mesures de protection


Les mesures visant à protéger la sécurité civile évoluèrent drastiquement suite aux attentats du 11 septembre. Une multitude conditions et protocoles furent imposés dans les aéroports, le Aviation and Transport Security Act ayant été adopté par le Congrès.

On peut prendre pour exemple une inspection accrue des bagages, une technologie affûtée offrant une précision innovante, tous des aspects ayant contribué à rehausser la sécurité au sein de la société, tout en cultivant la méfiance s’étant ancrée dans les esprits de tous.


USA Patriot Act


Avec le renforcement significatif des mesures de sécurité, la loi fut retouchée afin de faciliter l’identification d’activités suspectées terroristes.

Désormais, l’investigation de demeures faisant l’objet d’accusations sans obtention de mandat pour le faire était autorisée.

Il fut également permis de rechercher dans les données passées d’un individu, par le biais entre autres de recherches intelligentes.

Le gouvernement était donc omniprésent dans la vie quotidienne de chaque Américain, détenant chacun de leurs données personnelles, et cela, afin de favoriser la cessation d’actes haineux.


Actualité


Récemment parlant, Joe Biden fit la demande au département de la Justice afin d’effectuer une réexamination des documents d’enquête réalisés par le FBI en lien avec les attaques du 11 septembre.

Le 46e président des États-Unis ayant fait gage de permettre la transparence des documents déclassifiés, le permettra dans les six mois prochains, suite aux demandes des proches des victimes.


Effectivement, plusieurs d’entre eux accusent le FBI de mensonge quant aux preuves établissant une relation entre l’Arabie Saoudite et les attaques de 2001.



L’infâme tragédie que furent les attaques du 11 septembre fut une influence indéniable sur notre monde. La douleur restera ancrée dans le cœur de beaucoup, telle une plaie inguérissable. Toutefois, ce furent les épreuves ardues telles que celle-ci qui polirent et peaufinèrent le monde de la politique en ce qu’il est aujourd’hui.


Écrit par Alae El Fikehi

Journaliste politique


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