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ENTREVUE EXCLUSIVE: Serge Fleyfel, porte parole d'Élections Canada


Le Journal Politique

20 h 55 | Alae El Fikehi


Voter durant les élections, c’est un acte allant bien au-delà de simplement faire élire un ministre. Il s’agit d’abord et avant tout de manifester sa voix en tant qu’individu libre de s’exprimer à sa guise, en tant qu’être pourvu de morales, de valeurs et d’aspirations pour sa nation, sa province, sa municipalité.

C’est contribuer à bâtir une réalité innovante pour soi-même, mais également pour ses proches, voir les générations à venir.

Brièvement, le droit de vote est en soi une opportunité démocratique, un privilège même, pour chaque citoyen et citoyenne canadiens majeurs.

Toutefois, il ne serait possible d’exercer ce droit sans l’organisme Élections Canada, qui détient la responsabilité des élections fédérales, en procurant aux Canadiens et Canadiennes la possibilité d’élire leur premier ou première ministre. Et cela, dans un environnement juste et impartial.


Cette semaine, Le Journal Politique a eu la chance de rencontrer Serge Fleyfel, le porte-parole même d’Élections Canada, qui a accepté de nous accorder une entrevue fructueuse.

Voici une panoplie d’aspects enrichissants apportés par M. Fleyfel!


Élections Canada, c’est quoi?


Tel que mentionné précédemment, l’organisme Élections Canada joue un rôle indispensable et primordial lors des élections fédérales, assurant un déroulement stable et organisé de cette période politique décisive.


Élections Canada est un organisme fédéral, toutefois indépendant du gouvernement canadien. Soulignons ce fait, puisque d’après M. Fleyfel, il est crucial qu’il en soit ainsi lors d’une période électorale, particulièrement étant donné que la nature de l’organisme est de répondre aux besoins des députés de la Chambre des communes, non pas à ceux du gouvernement.

Son mandat s’engage entre autres à organiser non seulement les élections, mais également les référendums nationaux.

Les services d’Élections Canada sont offerts aux 21 partis politiques du Canada, à leurs candidats, aux électeurs, et ce, dans les 338 circonscriptions du pays. Il est à noter que les travailleurs d’élections sont les individus prenant en charge ces procédures.


«Le 20 septembre, le jour des élections, ce sont 250 000 travailleurs qui seront employés», affirme M. Fleyfel alors que nous abordons l’organisation des élections fédérales.



Les élections, ça coûte cher?


Bien que le coût total d’élections majeures telles que les élections fédérales ne puisse être connu précisément qu’à la fin de l’événement, il est estimé que les dépenses grimpent jusqu’au montant phénoménal de 600 millions de dollars.

Cet imposant chiffre est une représentation de coûts divers, associés entre autres à la pandémie de COVID-19, durant laquelle il est primordial d’imposer des mesures visant à assurer la protection des candidats parmi d'autres.


Les dépenses électorales sont grandement influencées entre autres par les remboursements des dépenses des candidats, mais également des partis politiques respectant certains critères circonstanciés.


«Pour qu’un candidat se fasse rembourser, il faut soit qu’il se fasse élire, soit qu'il ait remporté au moins 10% des votes exprimés dans sa circonscription.», nous informe judicieusement M. Fleyfel.


Bien qu’Élections Canada soit entièrement indépendant du gouvernement national, l’organisme tire toutefois son budget significatif de celui-ci.


Quel est le rôle du directeur de scrutin?


Alors que nous débutons l’exploration d’une discussion ayant pour thème les divers rôles attribuables au sein de l’organisme électoral, M. Fleyfel amorce son explication des tâches et responsabilités assignées au directeur de scrutin.

Le directeur général des élections se voit confier la tâche de chapeauter, régir les élections.


Ainsi, chaque circonscription se voit assigner un directeur de scrutin, ayant pour objectif la représentation du directeur général dans sa région politique, pour laquelle il est de son devoir d’en connaître la législation électorale, considérer des lieux aisément accessibles et en mesure d’accueillir les votes, confirmer l’éligibilité des candidats, etc.


«Il est du devoir d’Élections Canada de s’assurer que tout le monde puisse voter.», nous relate le porte-parole, une fois la thématique de l’organisation des votes entamée.


Et une fois les votes compilés?


La compilation achevée, il est maintenant le temps de rendre les votes visibles au grand public. Pour cela, Élections Canada fait usage d’un système électronique doté de la capacité d’acheminer le compte aux postes de radio télévision, où la population canadienne se verra transmettre la fameuse, et tant attendue information décisive, une semaine après la compilation préliminaire.

«Être un directeur d’élections est un travail extrêmement intense, d’une durée d’au minimum 36 jours.», nous relate M. Fleyfel.


Qu’arriverait-il en cas d’égalité?


M. Fleyfel affirme avec conviction que jamais, une fois les résultats officiels compilés, n’est-il survenu une égalité entre deux candidats au niveau fédéral.

Vraisemblablement, d’après le porte-parole de l’organisme, il s’agirait de reprendre de nouveau une élection.


Nous remercions chaleureusement M. Serge Fleyfel pour cette entrevue emplie de connaissances et notions partagées au sujet du déroulement méticuleux, complexe, toutefois indispensable d’élections fédérales!


Tenez-vous à jour avec Le Journal Politique!


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