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Joyce, la lumière pour contrer le racisme

Depuis maintenant un an, le Québec est bouleversé par l’histoire de cette mère de famille qui dans ses derniers moments a vécu une histoire d’horreur, une histoire qui existe et qui s’est bel et bien passée ici, au Québec. Comment peut-on changer les choses? Quel est notre devoir de citoyen ? C’est ce dont je vais vous parler dans cette chronique.


Lettre ouverte pour Joyce


Joyce, mère de plus d’une dizaine d’enfants, femme, fille, soeur mais surtout humaine et citoyenne du Québec, membre de la communauté qui a bâti le Québec tel que nous le connaissons.


Autochtone, noir, canadien, peu importe l’origine nous sommes toute une nation, le Québec.


Chaque mot, geste, action que la communauté Autochtone porte, fait grandir le Québec et y ajoute couleur, diversité.


Il faut axer autant sur la lutte contre le racisme que sur l’apprentissage de ce qu’est le civisme, la tolérance, le respect et la considération. Chère Joyce, c’est des porteurs de voix comme toi qui nous font avancer, ta mémoire va nous guider vers le Québec que nous devons devenir. Le monde n’est pas ce qu’il était autrefois, le respect n’est plus.


À l’école on nous apprend les fractions, les divisions et l’addition mais nous n’apprenons pas l’action au lieu de l’inaction, nous n’apprenons pas ce qu’est le civisme et la responsabilité citoyenne.


On a tous un rôle à jouer, une responsabilité dans ton histoire, tu nous rappelles que trop de gestes se passent dans l’ombre tu as choisi de la faire briller pour le mieux, pour les tiens et tes prochains.


Tu n’es pas que mère, femme, fille, sœur tu es une lumière, un symbole, l’Autochtone qui en inspirera tant d’autres à se lever et dire que l’on doit passer à l’action et on doit le faire ensemble, maintenant.


Fin.


J’ai espoir que le Québec puisse changer, que le monde peut changer de mentalité.


On voit dans les médias que les autochtones sont victimes d’actes dénigrants, que ça va mal dans les communautés dans lesquelles il y a des viols et beaucoup d’alcool, ce qui est faux. Pourquoi pas voir des autochtones comme Elisapie qui font briller la communauté autochtone à la grandeur du Québec.

Pour changer les mentalités, on doit changer l’image que l’on voit de la diversité et des communautés. Pour commencer, on doit enlever et bannir la loi sur les Indiens qui est dégradante et irrespectueuse pour les autochtones. On doit aussi avoir plus de diversité au sein des gouvernements et inclure les autochtones dans la communauté du Québec au lieu de les laisser dans des <réserves> et de les éloigner des villes et du foyer du Québec. Pourquoi ne pas mettre les communautés comme circonscriptions provinciales et fédérales pour que les autochtones soient au cœur des décisions que le pays prendra, car eux aussi ont le droit de se faire entendre et que leur voix porte. En terminant, Joyce n’est qu’un exemple de ce que tant d’autres vivent, en silence. Mais, elle démontre que le temps est venu de changer, elle démontre surtout que le système doit changer et pour que cela arrive chaque personne a un rôle à jouer celui de dénoncer, de conscientiser, de tolérer, celui d’agir.



La chronique de Steven Bilodeau

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