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Les travailleurs de la santé harcelés par les anti-vaccins



Le Journal Politique

15 h 40 | Alae El Fikehi


Conceptions extravagantes, mythes infondés, propos offensants…

Tous se retrouvent être des termes que l’un peut associer aux communautés et rassemblements complotistes anti-vaccins. Tels individus, nous les côtoyons quotidiennement, les prenons à tenter de nous convaincre de la cohérence de leurs idéologies contestables, à inciter les autres à se rebeller.

Noyé dans la paranoïa, le regroupement anti-vaccination remet incessamment en question les propos du gouvernement, se détourne des règlements visant à lutter lors de la crise sanitaire.


Toutefois, les manières employées par cette «communauté» se révèlent de plus en plus sordides. On parle, par exemple, de manifestations devant les écoles secondaires et primaires, d’émeutes devant les hôpitaux, de veilles silencieuses, ou encore d’attaques physiques à l’égard d’hommes politiques.


Trudeau face aux manifestations agitées


Le chef libéral vit sa campagne électorale chamboulée par de vives protestations et offenses perpétrées par des centaines de citoyens colériques face aux mesures prises par le gouvernement, notamment l’instauration d’un passeport vaccinal, ainsi que la mise en place de mesures sanitaires.


L’actuel premier ministre se vit notamment dans l’obligation d’annuler son événement de campagne à Bolton, afin de garantir sa sécurité personnelle, un sort qui atteint également son point de presse à Cambridge, ayant été remis à une date plus tardive.


Le parti libéral est ainsi régulièrement perturbé par une crise amorcée par une population méfiante, anticonformiste, n’hésitant point à blasphémer, attaquer verbalement les libéraux lors de leur point de presse.


Yves-François Blanchet, chef bloquiste, reprocha au premier ministre Trudeau de «mettre de l’huile sur le feu» en répliquant aux injures lui étant adressées.

Trudeau rétorqua qu’en tant que représentant des Canadiens et Canadiennes ayant sacrifié et investi tant afin de contribuer à la sécurité de tous lors de cette période critique, il était de son devoir de les appuyer. Il qualifia ainsi les remarques de M. Blanchet comme étant «inacceptables et irresponsables».


Le chef bloquiste maintient cependant son opinion, affirmant que la vaccination obligatoire des employés approuvée par le premier ministre va à l’encontre de la loi.


Le chef libéral conserve sa position en faveur de la vaccination, en encourageant incessamment la population à se faire administrer les doses, qui assureront la protection des plus vulnérables.


Erin O’Toole, pour des alternatives


Le chef conservateur fut dénoncé par M. Trudeau pour son manque irrémissible de fermeté quant à l’obligation du vaccin.

M. O’Toole propose toutefois des alternatives pour ceux ne désirant pas recevoir les doses, tels que les tests réguliers de dépistage.


Manifestations importunant les services de santé


Durant son point de presse, Valérie Plante, mairesse de Montréal, manifesta son dédain envers les manifestations ayant eu lieu devant des écoles, des hôpitaux, et ainsi leur portant atteinte.


«Je trouve ça dégueulasse! Des anti-vaccins qui vont écœurer des travailleurs de la santé, qui donnent tout, qui sont au front. Ce n’est pas normal ni acceptable», s’exclame Mme Plante, outrée.


Il est répugnant «d’empêcher les gens d’aller se faire vacciner, ou de soigner les gens ou d’aller étudier», souligne la mairesse.


La vaccination obligatoire, critiquée par Maxime Bernier


Le chef du Parti populaire, et ancien député de Beauce M. Bernier, se vit acclamé par un afflux de partisans lors d’un discours rageur dans la circonscription d’Edmonton Griesbach.


Il reprocha férocement la violation des droits et libertés des citoyens et citoyennes en imposant le passeport vaccinal et en instaurant des restrictions sanitaires. Il s’en prit aux partis adverses qu’il désigna comme «tyranniques».


Les anti-vaccins se voient accorder de la crédibilité, une voix et une place au sein du Parti populaire du Canada.



Les chefs des partis fédéraux condamnent toutefois les rassemblements assiégeant les services nécessaires, voir vitaux pour notre société, engendrés par la «secte des anti-vaccins». De quelle manière la campagne électorale sera-t-elle influencée par ces agitations? Il s’agit là d’une autre histoire.







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