Près de 12 millions de documents dévoilés, des secrets financiers bouleversants découverts


Le Journal Politique

20 h 05 | Alae El Fikehi


Richesse dissimulée, paradis fiscaux, et parfois même blanchiment d’argent: les Pandora Papers furent l’objet d’un scandale en révélant près de 12 millions de documents confidentiels concernant les secrets financiers des ultra-riches, impliquant plusieurs trillions de dollars.

Multiples célébrités ont bénéficié de sociétés établies dans des paradis fiscaux, où le détenteur d’une entreprise demeure méconnu du public, tels que les Bahamas ou encore les Îles Vierges britanniques, d’après une enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation.


Sur la liste, des milliers de politiciens, personnes d’affaires, criminels et même artistes, virent le voile se lever sur la face cachée de leur richesse.

Les noms les plus importants sur le dossier ont pu éviter de payer des montants s’élevant à des milliers, voire des millions de dollars.


Millionnaires, milliardaires, mais à quel prix?


Lorsque les Pandora Papers sont abordés, les noms Elton John, Shakira, Enrique Iglesias, Angel Di Maria ou encore le roi de la Jordanie ne sont que certains des relevés. Il est notamment question de certains proches du président russe Vladimir Poutine, ainsi que des présidents de l’Ukraine, du Kenya et de l’Équateur.

Bien que les représentants de telles personnalités cherchent constamment à nier tout revenu tiré des affaires abordées, l’enquête se poursuit.


Il fut effectivement question de 35 chefs d’État, dont plusieurs encore en fonction, et d’exactement 334 politiciens résidant dans 91 pays et territoires divers. Cette fuite de documents confidentiels de paradis fiscaux serait la plus importante de son genre, d’après Radio-Canada, alliée de la coalition de journalistes ayant mené l’enquête.

L’ancien champion de formule 1 et Canadien Jacques Villeneuve se retrouvait également sur la liste, près de noms tels qu’Elvis Stojko, trois fois champion du monde de patinage artistique.


Une étude fiscale sans précédent


Les Pandora Papers sont disponibles sous forme de courriels, de PowerPoint, de documents Word ou encore de PDF, et cumulent un total estomaquant de 2,94 téraoctets, soit plus de 3000 gigaoctets.

29 000 entreprises établies dans des paradis fiscaux se virent dévoilées au monde, significativement plus que lors des Panama Papers de 2016.


L'étude permit notamment la révélation de détails au sujet des détenteurs de propriétés luxueuses, tels que des yachts, des manoirs ou encore des œuvres artistiques de renommée.


Le Consortium international des journalistes d’investigation révéla une toile internationale particulièrement complexe, lors de cette étude fiscale historique.


À suivre.


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